Racontez un événement tragique

             Quelques années auparavant, j’étais à Ourika ou je passais avec des amis les vacances d’été. Dans cette vallée splendide célèbre dans le monde entier, régnait un calme absolu accentué par le bleu d’un ciel pur ou ne caracolait aucun nuage. Seuls les murmures de la rivière fraiche et le pépiement doux de certains oiseaux du terroir berçaient le silence et la sérénité des lieux.
             Notre lente était dressée à quelques pas de rivière. Certains estivants dressé leurs lentes sur la berge ; d’autres logeaient dans les maisons en pisé construites sur les bords du fleuve. Des enfants barbotaient dans l’eau rafraichissante comme de petits canards innocents ; de jeunes gens jouaient au volley-ball ou écoutaient la musique ; des pères de famille sirotaient en compagnie de leurs femmes du thé corsé sous un bain de soleil doux.
             Soudain, un orage violent, que rien ne laissait présager, éclata. En un clin d’œil, le ciel s’obscurcit et se couvrit de nuages gris ; et une pluie torrentielle se déversa à seaux sur la colline et les montagnes avoisinantes.
             Les estivants coururent à la débandade pour s’abriter. Ils ne remarquèrent pas que le niveau de l’eau de la rivière s’élevait à vue d’œil. L’eau déborda. Le bruit fracassant du tonnerre couvrit le bruit des rochers entrainés par les flots tonitruants des cascades. Les tentes volèrent dans le ciel comme des plumes.
             Tous les gens se précipitèrent pour escalader les falaises. Les eaux houleuses démolirent les maisons en argile et paille et emportèrent les lentes. Même des vaches et des brebis, qui broutaient l’herbe au bord de la rivière, furent charriées.
             Mes amis et moi allégîmes le sommet de la falaise et nous mîmes à assister à cette scène apocalyptique, incapables de faire quoi que se soit. Nous vîmes alors une femme éplorée crier ses espérèrent et se griffer les joues en suivant des yeux son enfant, un garçon de six ans.
Ce dernier se déballait dans le courant. Le mari qui se tenait près d’elle n’hésita pas un instant ; il se jeta à l’eau et nagea dans la direction de son fils en vue de le secourir. Malheureusement, les courants étaient violents ; aussi ne put-il l’atteindre. L’enfant fut englouti. Alors, la mère perdit connaissance au milieu des cris de détresse des estivants qui avaient perdu un parent, le père fut englouti  à son tour.
             Ce fut une vision cauchemardesque !

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